Vous trouverez ci-dessous la traduction du discours prononcé par Simon Stiell, secrétaire exécutif d'ONU Climat, lors de la séance de clôture de la réunion ministérielle sur le climat de Copenhague, le jeudi 21 mai 2026.
Cette année est une nouvelle étape cruciale dans une décennie décisive pour l’action climatique.
Elle a mis en évidence l’urgence de notre mission.
Le conflit au Moyen-Orient a déclenché une crise des coûts des énergies fossiles :
ce qui démontre que la transition vers les énergies propres est synonyme de stabilité économique et de sécurité énergétique.
Tout cela alors que les risques climatiques s’intensifient, influençant la politique partout dans le monde, à petite et grande échelle.
Nous devons tirer parti de cette dynamique pour faire en sorte que cette année, et cette décennie, comptent. Pour nous mettre sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de 1,5 °C – et tous nos objectifs de l’Accord de Paris.
Nous avons des étapes claires – en matière de financement, d’atténuation et d’adaptation – pour 2030 et 2035.
D’ici notre rencontre à la COP33 pour le deuxième bilan mondial, nous devons nous être rapprochés de leur réalisation :
Donner aux pays la confiance nécessaire pour relever encore leurs ambitions.
Et cela commence cette année :
Nous devons réaliser un maximum de progrès lors des réunions sur le climat qui se tiendront en juin à Bonn.
Afin d’arriver à la COP31 prêts à aller de l’avant et à obtenir des résultats :
En montrant que, malgré les turbulences mondiales, le multilatéralisme climatique reste fort :
Que notre processus aide les Parties à accélérer la mise en œuvre et à libérer leur ambition.
Nous devons nous concentrer sur la promotion d’actions concrètes dans l’économie réelle – plus rapidement :
En accordant une place centrale au Programme d’action dans notre processus, afin qu’il occupe le devant de la scène en complément des négociations.
Cet élément essentiel de l’Accord de Paris peut produire des résultats impressionnants dans l’économie réelle.
Nous devons viser des résultats concrets cette année. En particulier dans les domaines où l’urgence est la plus grande et où notre impact peut être le plus fort. Cela inclut :
Les investissements dans les réseaux électriques et l’électrification ;
La réduction des émissions de méthane ;
Les villes résilientes ;
Et la sécurité alimentaire.
Parallèlement aux obligations financières des pays développés, le Programme d’action peut jouer un rôle essentiel dans la mise en œuvre de la feuille de route visant 1 300 milliards de dollars – qui doit devenir une réalité.
Et nous suivons de près l’évolution des feuilles de route de la présidence de la COP30, et surtout la manière dont nos amis australiens nous guideront pour concrétiser nos principaux résultats négociés, tels que la transition juste, ainsi que pour créer une dynamique politique et résoudre des problèmes de longue date inutiles, comme l’accès au financement.
Au cours de ces années cruciales, nous avons également besoin que les plus ambitieux d’entre vous prennent les devants – en s’unissant pour progresser davantage et plus rapidement que ne le permet le consensus.
Le monde suivra.
Et vous en récolterez les fruits.
Je vous remercie.