Article / 05 déc, 2018
L’Évaluation biennale confirme la croissance du financement climatique

ONU Changements climatiques Infos, 5 décembre 2018 – Le Comité permanent des finances (CPF) a organisé une manifestation parallèle mardi 4 décembre à la COP24 pour présenter les conclusions du Résumé et des recommandations pour l'exercice biennal 2018 et un aperçu du financement privé mobilisé pour le climat.

 « L’Évaluation biennale nous indique que le financement du climat aux pays en développement par des mécanismes bilatéraux, des banques multilatérales de développement et des fonds multilatéraux pour le climat – lorsqu’ils sont comptabilisés ensemble - a clairement augmenté en 2015-2016. C'est une tendance encourageante et positive », a déclaré Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la CCNUCC.

 « Mais cela nous dit aussi que nous sommes encore loin d'être là où nous devrions être. Il n'en reste pas moins que le financement de la lutte contre le changement climatique ne représente encore qu'une très petite fraction des flux financiers globaux », a-t-elle dit.

L'une des principales conclusions est que le financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement, tel qu'indiqué dans les rapports biennaux des pays développés à la CCNUCC, a augmenté de 24 % en 2015 pour atteindre 33 milliards de dollars et, par la suite, de 14 % en 2016 pour atteindre 38 milliards de dollars.

Le rapport confirme que l'essentiel du financement climatique continue d'être consacré aux efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Une part relativement faible des financements est consacrée aux efforts d'adaptation des plus vulnérables.

La croissance du financement climatique observée en 2015 a été largement tirée par les niveaux élevés des nouveaux investissements privés dans les énergies renouvelables, le segment le plus important du total mondial. La baisse des investissements dans les énergies renouvelables en 2016 a été compensée par une augmentation de 8 % des investissements dans l'efficacité énergétique.

Le rapport constate également que les subventions en faveur des énergies renouvelables sont en hausse, mais observe que les investissements mondiaux dans les combustibles fossiles et les subventions en leur faveur restent considérablement plus élevés.

Constatant diverses lacunes et faiblesses dans la collecte de données et les méthodologies, le rapport recommande plusieurs moyens d'améliorer le suivi et la communication des données financières. Il demande également aux Parties d'aligner le financement climatique sur les priorités et les cadres nationaux en la matière.

D'autres conclusions clés ont trait aux efforts déployés par les banques multilatérales de développement pour continuer d'accroître les flux de financement pour lutter contre le changement climatique. Ce point a été démontré hier lorsque les banques multilatérales de développement (BMD) ont annoncé un cadre commun pour aligner leurs activités sur les objectifs de l'Accord de Paris. Les banques se sont engagées à travailler ensemble dans six domaines clés considérés comme essentiels pour atteindre les objectifs de température de l'Accord.

En outre, la Banque mondiale s'est engagée à consacrer 200 milliards de dollars à l'action climatique pour 2021-2025, doublant ainsi ses plans d'investissement quinquennaux actuels tout en mettant davantage l'accent sur l'adaptation et la résilience.

Pour plus de détails consultez le Résumé et les recommandations 2018 ici.