Communiqué ONU Changements Climatiques / 10 sep, 2018
Fin des pourparlers de Bangkok sur le climat: les pays progressent dans la mise en œuvre de l'Accord de Paris

Bangkok (Thaïlande), 9 septembre 2018 - A trois mois de la COP 24, des pourparlers de l’ONU sur le changement climatique organisée à Bangkok, en Thaïlande, se sont conclus dimanche sur un constat mitigé: les progrès sur les directives de mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat sont inégaux.

Pour l'ONU Changements climatiques (CCNUCC), cela ne fait aucun doute: ces lignes directrices – qui font l’objet de négociations depuis deux ans - sont indispensables pour que l'Accord de Paris fonctionne de manière équitable et transparente pour tous.

L’objectif fixé est une adoption de ces directives lors de la conférence annuelle sur le changement climatique, la COP24, qui se tiendra à Katowice, en Pologne, en décembre prochain.

« À Bangkok, les progrès ont été inégaux en ce qui concerne les éléments du régime en matière de riposte au changement climatique que les pays s'efforcent de mettre en œuvre », a déclaré Patricia Espinosa, la Secrétaire exécutive de l'ONU Changements climatiques à la clôture des pourparlers qui se sont tenus depuis une semaine dans la capitale thaïlandaise. « Cela souligne le besoin urgent de poursuivre le travail dans les semaines à venir », a-t-elle souligné alors que la COP 24 ouvre ses portes dans moins de trois mois.

Accroître l’action climatique, notamment l’appui aux pays en développement

Les directives de l’Accord de Paris, que les États s’efforcent de mettre en œuvre, comprennent une action renforcée dans la lutte contre les répercussions du changement climatique et un soutien accru et transparent aux actions des pays en développement sous forme de financement, de coopération technologique et de renforcement des capacités.

Les dispositions à mettre en œuvre incluent également l’objectif de limiter l’augmentation de la température mondiale au cours du 21e siècle à moins de 2°C , tout en poursuivant les efforts pour limiter l’augmentation à 1,5°C grâce à des réductions d’émissions transparentes et ambitieuses.

« Dans la perspective de la COP24, il faudra impérativement parvenir à un équilibre entre toutes les questions. C'est important car tous les domaines du régime doivent fonctionner ensemble de manière interconnectée », a souligné Mme Espinosa.

Dans la capitale thaïlandaise, les gouvernements se sont efforcés de trouver des moyens de tenir compte des contributions et des responsabilités des pays développés et de ceux en développement dans l’action climatique, tout en considérant les différentes situations nationales propres à chacun d’entre eux.

Accord de Paris : « un équilibre délicat pour rassembler tous les pays »

Parmi les importantes préoccupations soulevées lors des pourparlers de Bangkok: la communication transparente et régulière des actions, ainsi que la manière de parvenir à une clarté totale sur le financement climatique à court et à long terme.

« L’Accord de Paris recherche un subtil équilibre pour rassembler tous les pays. Nous devons reconnaître que les pays ont des réalités différentes chez eux. Ils ont différents niveaux de développement économique et social qui mènent à des situations nationales différentes », a déclaré Mme Espinosa. « Cela doit se refléter dans les directives de mise en œuvre de l’Accord de Paris. Cela nécessite une solution politique, mais le temps presse. Les dirigeants doivent s'engager et aider à résoudre ces problèmes bien avant la COP24 », a-t-elle exhorté.

Cette année, le monde a connu des vagues de chaleur, des feux de forêts, des sécheresses et des inondations records à travers le monde, avec des conséquences dramatiques: de nombreux décès, des moyens de subsistance anéantis et des infrastructures coûteuses perdues dans de vastes zones du monde développé et en développement.

« Il est clair que nous devons intensifier l'action climatique de manière significative. À l’évidence, la mise en œuvre intégrale de l’Accord de Paris est le moyen de le faire d’une manière équilibrée et coordonnée qui ne laisse personne de côté. Le secrétariat de la CCNUCC est prêt à aider véritablement les pays à atteindre cet objectif important », a souligné Mme Espinosa.

Les dirigeants qui président les négociations, ainsi que la présidence actuelle de la COP assurée par les îles Fidji et la présidence polonaise entrante de la COP, ont travaillé dur en vue de la COP24.

"Je tiens à exprimer mes sincères remerciements aux présidents de séance, le président de la COP M. Bainimarama et le nouveau président de la COP M. Kurtyka pour leur ferme engagement et leur travail acharné vers le succès de la COP24," a déclaré Mme Espinosa.

Pour voir ou revoir la conférence de presse que Mme Espinosa a donnée le dimanche 9 septembre, cliquez ici.

Contact presse:

Mr. Alexander Saier, Responsable relations publiques et informations aux médias, CCNUCC, M: (66) 80 774 0607 / (49) 172 179 8835 / E: asaier@unfccc.int

A propos de la CCNUCC

Avec 197 Parties, la quasi totalité des pays a adheré à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le traité parent de l'Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique.

L'objectif principal de l'Accord de Paris est de maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 degrés Celsius et de limiter encore davantage cette hausse à 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels.

La CCNUCC est également le traité parent du Protocole de Kyoto de 1997. L'objectif ultime de tous les accords conclus dans le cadre de la CCNUCC est de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêchera toute interférence humaine dangereuse avec le système climatique, dans un délai permettant aux écosystèmes de s'adapter naturellement et d'assurer un développement durable.

Voir aussi: https://unfccc.int/fr

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