Article / 26 nov, 2018
Le financement climatique a augmenté en 2015-2016

ONU Changements climatiques Infos, 23 novembre 2018 – Le Résumé et les recommandations du Comité permanent du financement (CPF) sur l'évaluation et l'aperçu du financement privé mobilisé pour le climat pour l'exercice biennal 2018 montrent que, sur une base comparable, les flux financiers mondiaux liés au climat ont augmenté de 17 % en 2015-2016 par rapport aux niveaux de 2013-2014.

Le Résumé et les Recommandations fournissent des informations actualisées sur les flux financiers mondiaux les flux financiers mondiaux liés au climat pour la période 2015-2016 et les tendances depuis 2011, leurs implications et leur pertinence pour les efforts internationaux en matière de changement climatique.

Ils soulignent le fait que l'essentiel du financement de la lutte contre le changement climatique continue d'être consacré aux efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et qu'une proportion relativement faible du financement est consacrée aux efforts visant à permettre aux plus vulnérables de s'adapter, constatant les différences en matière d’évaluation/compte tenu des différences de mesure.

L'une des principales conclusions est que la croissance du financement mondial de la lutte contre le changement climatique observée en 2015 a été largement tirée par les niveaux élevés de nouveaux investissements privés dans les énergies renouvelables, le segment le plus important du total mondial. La baisse des investissements dans les énergies renouvelables en 2016 a été compensée par une augmentation de 8 % des investissements dans l'efficacité énergétique.

Toutefois, si les flux financiers liés au climat sont considérables, ils restent relativement faibles dans le contexte de l’évolution plus large de l'investissement mondial.

Par exemple, alors que les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables et les subventions aux énergies renouvelables augmentent, les investissements mondiaux dans les combustibles fossiles et les subventions aux combustibles fossiles demeurent considérablement plus élevés.

Une autre conclusion centrale est que le financement climatique dans les pays en développement, tel qu'indiqué dans les rapports biennaux des pays développés à la CCNUCC, a augmenté de 24 % en 2015 pour atteindre 33 milliards de dollars et, par la suite, de 14 % en 2016 pour atteindre 38 milliards de dollars US.

D'autres constatations importantes ont trait aux efforts des banques multilatérales de développement qui continuent d'accroître les flux financiers lies au climat, par l'intermédiaire des fonds de la CCNUCC et des fonds multilatéraux pour le climat qui augmentent - bien que leur part dans les flux financiers mondiaux en faveur du climat reste faible.

L'adhésion est un facteur indispensable dans la mise à disposition d'un financement en faveur du climat. D'importantes lacunes dans les données sur le suivi des flux financiers liés au climat au niveau national subsistent.

Les premières réflexions relatives à l'article 2.1c de l'Accord de Paris soulignent l'importance d'envisager les flux financiers en faveur du climat dans un contexte plus large.

De plus amples détails peuvent être consultés dans le Résumé et recommandations 2018 ici.

À propos du Comité permanent du financement

Le Comité permanent du financement (CPF) - l'organe qui soutient la Conférence des Parties en matière de financement de la lutte contre le changement climatique - a été créé par les Parties à la COP17. Les principaux mandats du CPF consistent notamment à améliorer la cohérence et la coordination du financement des mesures prises pour faire face aux changements climatiques, à rationaliser le Mécanisme financier, à mobiliser des ressources financières et à mesurer, notifier et vérifier l'appui fourni aux pays en développement Parties - notamment par la préparation de l'évaluation et de l'aperçu biennaux des flux financiers liés au climat.  Les Parties, à la COP21, ont décidé que le CPF assurerait le service de l'Accord de Paris conformément aux fonctions et responsabilités qui lui incombent en vertu de la Conférence des Parties.

En gardant à l'esprit les défis et les obstacles à la collecte, à l'agrégation et à l'analyse des données, le CPF identifie :

  • Des tendances à la hausse des flux de financement climatique entre les fournisseurs et les pays bénéficiaires et des montants considérables de financement climatique à l’échelle mondiale
  • Donne un aperçu de la composition, de l'objectif et des nouvelles pratiques d'un sous-ensemble de flux financiers publics en faveur des pays en développement dans le domaine du climat
  • Fait le point sur les méthodes de mesure, de notification et de vérification des flux et des améliorations des financements publics et privés destinés à la lutte contre le changement climatique

L’Évaluation biennale (EB 2018) est la première à recueillir des informations relatives à l'article 2.1.c de l'Accord de Paris. Elle examine le financement de la lutte contre le changement climatique dans le contexte de flux financiers plus larges, notamment leurs implications dans le contexte de l'objectif de la Convention et des objectifs de l'Accord de Paris.

A propos de l’EB 2018

L’Évaluation biennale et une vue d'ensemble des flux financiers liés au climat sont des efforts collectifs du Comité permanent du financement, avec l'engagement et le soutien actifs de l'ensemble du Comité. Il comprend un résumé et des recommandations ainsi qu'un rapport technique. Le résumé et les recommandations sont préparés par le Comité permanent du financement.

L’EB 2018 donne une vue d'ensemble des flux financiers climatiques actuels sur les années 2015 et 2016. Il explore les flux de financement en faveur du climat des pays développés vers les pays en développement, les informations disponibles sur le financement national du climat et la coopération Sud-Sud, ainsi que les autres flux liés au climat qui constituent l'ensemble des flux financiers mondiaux liés au climat. Il examine ensuite les implications de ces flux et évalue leur pertinence pour les efforts internationaux de lutte contre le changement climatique.

Les meilleures informations disponibles provenant des sources les plus crédibles sont utilisées pour compiler des estimations, axées sur les finances primaires - le financement d'un nouvel élément physique ou d'une nouvelle activité. La collecte, l'agrégation et l'analyse de l'information provenant de diverses sources continuent de poser des défis. Cette année, des efforts ont été faits pour améliorer la représentation des investissements publics et privés dans les véhicules électriques. Toutefois, les informations sur les sources et les instruments de financement des transports publics de masse ne sont toujours pas communiquées dans de nombreux pays.

Des données de haute qualité sur les investissements privés dans l'atténuation et le financement dans des secteurs tels que l'agriculture, les forêts, l'eau et la gestion des déchets font particulièrement défaut. Les estimations du financement de l'adaptation restent difficiles à comparer à celles de l'atténuation en raison de leur spécificité et de leur caractère progressi