Article / 02 nov, 2018
La Banque africaine de développement lance un Programme de financement contre les risques de catastrophe

ONU Changements climatiques Infos, 2 novembre 2018 - La Banque africaine de développement a donné son feu vert au lancement du Programme de financement contre les risques de catastrophe en Afrique, ADRiFi, le tout premier programme dédié à la gestion des risques climatiques qu’elle met en place pour renforcer la résilience des 54 pays d’Afrique et les aider à y faire face.

Dédié aux pays membres régionaux de la Banque, ADRiFi (pour Africa Disaster Risks Financing Programme en anglais) renforcera leur capacité à évaluer les risques et les coûts liés au changement climatique, à réagir aux catastrophes et à examiner les mesures d’adaptation prises aux niveaux national et infranational. Il facilitera également l’obtention de financements initiaux en faveur des pays qui ont besoin d’aide en ce domaine. La première phase du programme devrait s’étendre de 2019 à 2023.

« Ce programme constitue une étape importante pour réduire l’exposition et la vulnérabilité des pays africains. Il va créer un dispositif leur permettant d’amortir les chocs climatiques, de s’y adapter et de s’en remettre », a déclaré Atsuko Toda, directrice du Financement agricole et du développement rural à la Banque africaine de développement.

Une résilience accrue et une meilleure adaptation des pays aux effets néfastes du changement climatique, ainsi qu’une couverture d’assurance contre les risques de catastrophe réduiront la vulnérabilité des populations défavorisées exposées aux bouleversements climatiques et prémuniront les communautés contre la perte de leurs moyens de subsistance – notamment parmi les petits exploitants agricoles. Neuf pays ont d’ores et déjà fait savoir leur intérêt pour le programme: le Burkina Faso, la Gambie, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.

« L’Afrique est le continent le plus vulnérable au changement climatique, exposé à toutes sortes de catastrophes naturelles, qu’il s’agisse de sécheresses, d’inondations et de cyclones tropicaux. Pourtant, la gestion des risques de catastrophe pâtit d’un financement insuffisant et de difficultés dans l’utilisation des fonds disponibles », souligne Atsuko Toda.

L’ADRiFi encouragera le déploiement de dispositifs d’intervention en cas de catastrophe, à l’instar d’assurances souveraines paramétriques et indexées pour lesquelles les paiements seront automatiquement versés dès que le seuil de risque prédéfini sera franchi. On estime ainsi que chaque dollar dépensé dans les interventions en amont effectuées dans le cadre du programme ADRiFi permettra d’économiser 4,40 dollars en mesures de secours post-sinistre déployées six mois après la catastrophe.

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