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Résultats de Varsovie

Lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui s’est tenue à Varsovie, les gouvernements ont pris de nouvelles décisions essentielles en vue de garder le cap sur l’accord universel sur le climat de 2015. L’objectif de l’accord présente deux volets : 

  • Rassembler les nations dans le cadre d’une initiative mondiale visant à réduire les émissions assez rapidement pour permettre à l’humanité de s’écarter à long terme du seuil de danger du changement climatique, tout en renforçant les capacités d’adaptation.
  • Faire en sorte d’accélérer et d’amplifier le plan d’action actuel.

À cette fin, les gouvernements ont accepté de communiquer leurs contributions respectives à l’accord universel bien avant la réunion de Paris prévue en 2015. En outre, les arrangements requis en matière de surveillance, d’établissement de rapports et de vérification à l’échelon national ont été finalisés en vue de leur mise en œuvre, offrant ainsi un fondement solide à l’accord de 2015.

Qui plus est, on a progressé sur le plan de l’aide apportée aux pays, en particulier ceux les plus démunis, pour ce qui est de l’adaptation à l’incidence des changements climatiques et de la construction d’un avenir durable fondé sur des énergies propres.

Une avancée remarquable a été l’approbation des règles relatives à la réduction des émissions provenant du déboisement et de la dégradation des forêts, assorties d’un train de mesures visant à promouvoir la préservation des forêts et à mettre sur pied un système de paiement axé sur les résultats destiné à favoriser la protection des forêts.

Le Fonds vert pour le climat, conçu pour devenir une source importante de financement des actions mondiales en faveur du développement, sera prêt à recevoir des ressources au cours de la deuxième moitié de 2014.

De plus, les gouvernements se sont entendus sur un mécanisme permettant de gérer les pertes et dommages causés par l’incidence des changements climatiques à long terme.

Les faits scientifiques les plus récents montrent au-delà de tout doute que les changements climatiques sont la conséquence des activités humaines; mais le temps presse si l’on veut limiter la hausse des températures mondiales à deux degrés ou moins. Le scénario idéal serait que les émissions de gaz à effet de serre à l’échelon mondial atteignent leur sommet au cours de la présente décennie et que les émissions nettes soient réduites à zéro d’ici la seconde moitié du siècle. Pour y arriver, il est indispensable de prendre et de coordonner le plus rapidement possible toutes les mesures nécessaires et ce, à tous les niveaux : international, national, entreprises, milieux financiers.

C’est pourquoi la COP19 à Varsovie a également permis aux entreprises, aux villes, aux régions et à la société civile de présenter des actions menées en faveur du climat. Les solutions sont déjà clairement définies, et le monde dispose des finances, technologies, connaissances et modèles nécessaires pour les concrétiser. On connaît également les résultats recherchés : avantages immédiats et partagés par toutes les économies et tous les citoyens et un avenir durable pour tous.

Voici un aperçu des principaux résultats sur lesquels les gouvernements se sont entendus à Varsovie :

Décisions concernant l’accord universel de décembre 2015, qui entrera en vigueur en 2020

  • Les gouvernements ont avancé le calendrier de l’accord de 2015. Les éléments du nouvel accord seront élaborés en vue de la première réunion en mars 2014, le projet de texte initial sera soumis en décembre 2014, et le projet de texte officiel d’ici mai 2015, toutes ces étapes visant à faciliter la conclusion des négociations en décembre 2015.
  • Les gouvernements ont décidé soient d’amorcer, soit d’intensifier les préparatifs à l’échelon national pour les contributions auxquelles ils se sont engagés dans le cadre de l’accord, de manière à ce que tout soit prêt bien avant l’échéance de décembre 2015, et idéalement d’ici le premier trimestre de la même année. Il s’agit d’une phase importante du calendrier des négociations. 
  • Il a par ailleurs été décidé de présenter les contributions décidées à l’échelle nationale de manière claire et transparente. On a exhorté les gouvernements des pays industrialisés à aider les pays en développement lors de cette importante étape.
  • Les gouvernements ont décidé de préciser l’information que les pays fourniront en proposant leurs contributions d’ici le début de la Conférence sur les changements climatiques de Lima, prévue à la fin de 2014.

Remédier aux disparités en matière d’ambitions d’ici à 2020

  • Les gouvernements ont décidé de renforcer les mesures visant à combler les écarts au niveau des ambitions, c’est-à-dire les disparités entre les ressources engagées et les ressources nécessaires pour limiter la hausse des températures mondiales à deux degrés ou moins et ce, avant que le nouvel accord universel n’entre en vigueur en 2020.
  • Ils intensifieront ainsi l’examen technique des projets à fort potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre et feront fréquemment appel aux ministres à ce sujet.
  • À cette fin, les gouvernements accéléreront également l’application des politiques et la mise en place des technologies viables sur le plan environnemental.
  • Ils encouragent, par ailleurs, l’annulation volontaire les réductions d’émissions certifiées (CER) en vertu du Mécanisme pour un développement propre du Protocole de Kyoto.

Urgence de l’aide à apporter aux populations touchées par les effets des changements climatiques

  • Les gouvernements ont mis sur pied le Mécanisme international de Varsovie sur les pertes et dommages. Celui-ci sera chargé de gérer les questions relatives aux pertes et dommages associés aux impacts des changements climatiques à long terme dans les pays en développement, qui sont particulièrement vulnérables à ce phénomène.
  • La mise en œuvre provisoire du mécanisme sera confiée à un comité exécutif, qui rendra compte à la COP et sera réévalué en 2016.
  • Le mécanisme aura pour mission de faciliter l’échange d’information et de pratiques exemplaires relativement aux pertes et dommages causés par les changements climatiques, ainsi que de renforcer l’action et les activités d’appui, notamment en facilitant la mobilisation de fonds.
  • La première réunion du comité exécutif aura lieu en mars 2014.

Renforcement des efforts visant à mobiliser 100 milliards de dollars des États‑Unis d’ici 2020

  • Dans le cadre de leur engagement à mobiliser 100 milliards de dollars des États‑Unis chaque année d’ici 2020, en vue d’aider les pays en développement à mettre en œuvre leurs mesures de lutte contre le changement climatique, les pays industrialisés ont accepté de rendre publics leurs efforts à intervalle de deux ans au cours de la période 2014‑2020. Seront également organisés des ateliers techniques sur les meilleures façons d’accroître le financement.
  • Il a également été décidé de convoquer tous les deux ans des réunions ministérielles sur le financement à long terme tout au long de la période 2014‑2020. Ces réunions devraient donner une impulsion politique aux discussions.
  • Par ailleurs, le Fonds vert pour le climat est opérationnel et amorcera son processus de mobilisation initiale des ressources au milieu de 2014.

Cette série de décisions représentent un grand pas vers l’adoption de l’accord universel de 2015, qui reposera sur les faits scientifiques et visera à protéger les populations les plus vulnérables. Les gouvernements ont par ailleurs mené à bien des travaux qui  renforcent les efforts permanents visant à prendre en charge la question des changements climatiques.

Réduction des émissions liées au déboisement – « le Cadre de Varsovie pour la REDD+ »

  • Les gouvernements se sont entendus concernant une série de décisions sur les façons de diminuer les émissions issues du déboisement et de la dégradation des forêts. Ces décisions sont le fruit de sept années de travail et constituent une grande avancée en matière d’action dans le domaine du climat.
  • Le déboisement génère quelque 20 pour cent des émissions de CO2 à l’échelle mondiale. La série de décisions renforce la préservation et l’utilisation durable des forêts au bénéfice direct des populations qui l’habitent ou qui vivent à proximité.
  • Ces résultats offrent une base pour la transparence et l’intégrité des actions et éclaircissent la coordination du soutien.
  • Les conditions sont ainsi créées pour établir des modes de paiement axés sur les résultats, si les pays en développement peuvent démontrer que les efforts de protection des forêts ont été menés à bien. C’est la raison pour laquelle les décisions s’appuient sur des engagements initiaux de 280 millions de dollars des États‑Unis.

Progrès en matière d’adaptation

  • Les 48 pays les moins avancés Parties à la CCNUCC ont finalisé une série de plans détaillés pour la lutte contre les effets des changements climatiques. Ces plans visent à mieux évaluer les répercussions immédiates du phénomène et à aider les pays à déterminer l’aide et les mesures dont ils ont besoin pour accroître leur résilience.
  • Les pays industrialisés ont pu satisfaire l’objectif de mobilisation de 100 millions de dollars pour le Fonds pour l’adaptation, qui peut maintenant continuer à financer des projets prioritaires.

Progrès en matière de responsabilisation

  • Le cadre de mesure, compte rendu et vérification des activités d’atténuation, y compris celles menées par les pays en développement, est maintenant entièrement opérationnel. Une réalisation déterminante, après de nombreuses années de travail acharné; l’accord conclu par les gouvernements est important car cela signifie que l’on peut maintenant mieux mesurer les efforts déployés par les pays sur le plan de l’atténuation, de la durabilité et du soutien.
  • Cela donnera aussi confiance aux donateurs et investisseurs qui sont intéressés à financer des mesures d’atténuation nationales adaptées.

Technologies au service de l’action sur le climat

  • Le Centre et Réseau de technologie climatique (CTCN), chargé de stimuler la coopération en matière de technologie et le transfert technologique dans les pays en développement, est maintenant prêt à commencer ses activités.
  • Le Conseil consultatif du CTCN a adopté les règles du mécanisme. Cela signifie que le CTCN, établi à Cancún en 2010, est maintenant en mesure d’appuyer les actions menées par les pays en développement suite à la présentation de demandes d’aide par les autorités nationales désignées.
  • Le CTCN est prêt à répondre aux demandes des pays en développement en ce qui a trait aux questions se rapportant au développement et au transfert de technologie.