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A la COP 7, les Parties adoptèrent une décision sur le régime du respect des
dispositions du Protocole de Kyoto, l’un des plus détaillé et rigoureux sur la
scène internationale. Le régime du respect des dispositions donne du caractère au Protocole
de Kyoto, en facilitant, promouvant et en faisant respecter ses engagements.
Le régime du respect des dispositions consiste en un Comité composé de deux branches: un
groupe de facilitation et un groupe d’exécution.
Comme le suggère leur nom, le groupe de facilitation a pour but de fournir conseils et assistance aux
Parties en vue de promouvoir le respect des dispositions.
En revanche, le groupe d’exécution a le pouvoir de déterminer les conséquences pour
les Parties n’ayant pas respecté leurs engagements. Chacun des deux groupes est composé de
10 membres, comprenant un membre de chacune des cinq régions officielles de l’ONU (Afrique,
Amérique Latine et Caraïbes, Asie, Europe Centrale et Orientale et Europe de l’Ouest et
autres), un des petits États insulaires en voie de développement, deux venant des Parties Annexe
I et deux des Parties non-Annexe I. Les décisions du groupe de facilitation pourraient être
prises à la majorité des trois-quarts mais, les décisions du groupe d’exécution
sont prises à une double majorité des Parties Annexe I et non Annexe I. Le Comité se
réunit également en une Plénière composée des membres des deux groupes. Un bureau,
composé du président et du vice-président de chaque groupe, le soutient dans son travail.
Certains des engagements font partie des attributions d’un des groupes. Par exemple, la
requête afin d’utiliser les mécanismes de flexibilité comme complémentaire
de l’action domestique est du ressort du groupe de facilitation. Tout comme l’engagement
des Parties Annexe I de s’efforcer de minimiser les impacts négatifs sur les pays en voie
développement. Le groupe de facilitation fournit également des alertes précoces au cas ou
une Partie est susceptible de ne pas respecter ses objectifs d’émissions. En réponse
à ces problèmes, le groupe de facilitation peut faire des recommandations et aussi mobiliser des
ressources techniques et financières pour aider les Parties à respecter leurs obligations.
Le groupe d'exécution, pour sa part, détermine si une Partie Annexe I respecte son
objectif d’émissions ou ses obligations de communication d’information ou si, en revanche,
elle a perdu son éligibilité à participer aux mécanismes. Il peut aussi décider
d’ajuster l’inventaire d’une Partie ou de corriger la base de données pour la
compilation et la comptabilisation, en cas de litige entre une Partie et une équipe d’experts
chargée de l’examen.
En cas de respect des objectifs d’émissions, les Parties Annexe I ont 100 jours après
l’examen par les experts de l'inventaire final des émissions annuelles pour signaler tout
manquement dans le respect des obligations (par exemple en acquérant des unités de réduction
d'émissions ou des réductions d'émissions certifiées a travers le commerce
d'émissions). Si à la fin de cette période les émissions d’une Partie sont
toujours supérieures à la quantité attribuée, elle doit reporter la différence
à la seconde période d’engagement, en y ajoutant une pénalité de 30%. Cette
Partie sera également interdite de vendre dans le commerce d’émissions. Dans les trois
mois, elle devra développer un plan d’action de respect des dispositions détaillant les
mesures qu’elle prendra pour s’assurer que cet objectif sera atteint à la prochaine
période d’engagements.
Toute Partie qui ne remplit ses obligations de communications d’informations doit
développer un plan similaire et les Parties ne réunissant pas les critères de participation
aux mécanismes verront leur éligibilité retirée. Dans tous les cas, le groupe
d’exécution déclare publiquement le non respect des engagements par la Partie en
question et fera également connaître les conséquences qui en découlent.
Un problème potentiel de respect des disposition, connu comme une question de mise en oeuvre,
peut être soulevé soit dans un premier temps par l’équipe d’experts ou par
une Partie à propos de son propre respect des engagements (par exemple si elle souhaite demander
l’assistance du groupe de facilitation) soit dans un deuxième temps, par une Partie soulevant
des problèmes concernant une autre Partie. Après un examen préliminaire, la question de mise
en oeuvre sera examinée par un groupe du Comité du respect des engagements. Le
Comité du respect des engagements fondera ses délibérations sur les rapports des
équipes d’experts, des organes subsidiaires, des Parties et d’autres sources
officielles. Les organisations intergouvernementales et non-gouvernementales compétentes
pourraient soumettre des informations factuelles et techniques à ce groupe.
Des procédures additionnelles détaillées avec des délais spécifiques pour le
groupe d’exécution sont établies, y compris l’opportunité pour la Partie faisant
face au Comité du respect des engagements de produire des soumissions écrites formelles et de
requérir une audition pour présenter ses vues afin d’en appeler au témoignage
d’experts. En cas de non respect des objectifs d’émissions, la Partie peut également
faire appel à la COP/MOP si elle pense qu’un procès équitable lui a été
refusé.
Une Partie pourrait faire appel, soit au travers d'une équipe d’expert ou directement
du Comité, pour retrouver son éligibilité si elle pense que le
problème est solutioné et qu'elle a réunit de nouveau les critères requis.
Seule une procédure d'appel contre une décision finale peut être effectuée
auprès de la COP, uniquement dans le cas où la Partie pense qu'un procès
équitable lui a été refusé.
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