La Conférence des Parties
La Conférence des Parties (COP) est l'"organe suprême" de la Convention,
c'est-à-dire sa plus haute autorité de prise de décision. C'est une
association de tous les pays Parties à la Convention.
La COP est responsable du maintien des efforts internationaux pour faire face aux changements climatiques.
Elle passe en revue la mise en œuvre de la Convention et examine les engagements des Parties à
la lumière de l'objectif de la Convention, des nouvelles découvertes scientifiques et de
l'expérience accumulée dans la mise en oeuvre des politiques dans le domaine des
changements climatiques. Une tâche majeure de la COP est de réviser les communications
nationales soumises par les Parties. Se fondant sur ces informations, la COP évalue les effets des
mesures prises par les Parties et les progrès accomplis pour atteindre l'objectif ultime de la
Convention.
La COP se tient chaque année, à moins que les Parties n'en décident autrement.
Elle se réunit à Bonn, siège du secrétariat, à moins qu’une Partie
n’offre de l’accueillir. De même que la présidence de la COP tourne entre les cinq
régions de l'ONU - à savoir: Afrique, Amérique latine et Caraïbes, Asie,
Europe Centrale et Orientale et, Europe de l’Ouest et autres - il y a également une tendance
à changer le lieu de réunion de la COP entre ces groupes.
Les Organes subsidiaires
La Convention a aussi établi deux organes subsidiaires permanents : l'Organe Subsidiaire de
Conseil Scientifique et Technologique (SBSTA en anglais) et l'Organe Subsidiaire pour la mise en
application (SBI en anglais). Ces organes donnent un avis à la COP et chacun dispose d'un mandat
spécifique. Ils sont ouverts à la participation de toutes les Parties et les gouvernements
envoient souvent des représentants qui sont experts dans les domaines respectifs de chaque
organe.
Comme son nom le suggère, la tâche du SBSTA est de fournir un conseil à la COP sur les
questions scientifiques, technologiques et méthodologiques. En ce sens, deux domaines majeurs de
travail sont la promotion du développement et du transfert de technologies écologiquement
saines et, de mener un travail technique en vue d’améliorer les directives pour la
préparation des communications nationales et des inventaires d’émissions. Il effectue
également un travail méthodologique sur des sujets spécifiques tels que le secteur de
l'utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (LULUCF en anglais),
les hydrofluorocarbones (HFC) et les hydrocarbures perfluorés (PFC) ainsi que l’adaptation et
la vulnérabilité. De plus, le SBSTA joue un rôle important en servant de lien entre
l'information scientifique fournie par les sources expertes telles que le Groupe Intergouvernemental
d'Experts sur l'Évolution du Climat (GIEC) d'une part,
et les besoins d'orientation politique de la COP d'autre part. Le SBSTA travaille de près
avec le GIEC, lui demandant parfois des études et des informations spécifiques et, collabore
également avec d’autres organisations internationales pertinentes qui partagent
l’objectif commun de développement durable.
Le SBI conseille la COP sur toutes les questions relatives à la mise en œuvre de Convention.
Une tâche importante est d’examiner les informations contenues dans les communications
nationales et des inventaires d’émissions soumises par les Parties pour évaluer
l’effectivité de la Convention dans son ensemble. Le SBI passe en revue l’appui
financier alloué aux Parties non Annexe I pour les aider à mettre en oeuvre leurs engagements
au titre de la Convention et, conseillent la COP sur les orientations du mécanisme financier
(géré par le Fonds pour l'Environnement Mondial FEM). Le SBI conseille également la COP sur les
questions budgétaires et administratives.
Le SBSTA et le SBI travaillent ensemble sur des sujets transversaux touchant l'ensemble de leurs
domaines d'expertise. Ceux-ci incluent le renforcement des capacités, la
vulnérabilité des pays en développement aux changements climatiques et les mesures de
réponse et les mécanismes du Protocole de Kyoto.
Le SBSTA et le SBI se réunissent traditionnellement en parallèle, au moins deux fois par
année. Lorsqu’ils ne réunissent pas conjointement avec la COP, les organes subsidiaires
se réunissent habituellement au siège du secrétariat.