|
English
+ Les PMA au regard de la Convention
L’Article 4.9 de la
Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), reconnaissant la
situation spéciale des pays les moins avancés (PMA), déclare que:
"Les Parties tiennent pleinement compte, dans leur action
concernant le financement et le transfert de technologie, des besoins particuliers et de la situation
spéciale des pays les moins avancés."
À la septième session de la Conférence des Parties, cinq décisions importantes
ont été adoptées:
-
Décision
2/CP.7: Renforcement des capacités dans les pays en développement, incluant des
opportunités spécifiques de renforcement des capacités dans les PMA;
-
Décision
5/CP.7: Application des paragraphes 8 et 9 de l’article 4 de la Convention, qui
reconnaît la situation spéciale des PMA du fait qu’ils n’ont pas les moyens
nécessaires pour faire face aux problèmes liés à l’adaptation aux
changements climatiques, établit un programme de travail pour les PMA qui comprend
l’élaboration et la mise en oeuvre des programmes d’action nationaux aux fins de
l’adaptation (PANA);
-
Décision
27/CP.7: Directives à l’intention de l’entité chargée
d’assurer le fonctionnement du mécanisme financier, pour le fonctionnement du Fonds pour
les pays les moins avancés pour supporter le programme de travail des PMA, y compris
l’élaboration et la mise en oeuvre des PANA;
-
Décision
28/CP.7: Lignes directrices pour l’établissement des PANA;
-
Décision
29/CP.7: Constitution d’un groupe d’experts des pays les moins avancés en vue
de donner les directives sur la stratégie d’élaboration et de mise en oeuvre des
PANA.
|
|
Intérêt du PANA
En vue de faire face aux besoins d’adaptation urgents des PMA, le développement
d’une nouvelle approche centrée sur le renforcement de la capacité d’adaptation
aux variabilités climatiques était nécessaire pour permettre aux PMA
de répondre aux effets néfastes.
Le PANA, basé sur cette approche, prend en considération les stratégies de
réponse existantes au niveau des communautés locales, et entend les utiliser afin
d’identifier les activités prioritaires, au lieu de modéliser des
scénarios pour évaluer la vulnérabilité future et la politique à long
terme à l’échelle du pays. Par conséquent, les informations provenant
des communautés locales sont importantes pour le processus de PANA, puisque ces
communautés en constituent les principaux acteurs.
La raison d’être des PANA réside dans la faible capacité d’adaptation des
PMA faisant qu’ils ont besoin d’un appui immédiat et urgent pour faire face aux
effets néfastes des changements climatiques. Les activités proposées dans le cadre des
PANA seraient celles dont tout nouveau retard dans la mise en œuvre pourrait accentuer la
vulnérabilité ou se traduire, à un stade ultérieur, par une augmentation des
coûts.
Les PANA sont conçus pour utiliser les pratiques existantes sans que de nouvelles recherches
soient nécessaires. De plus, les PANA doivent avoir une orientation concrète, s'appuyer
sur le rôle moteur des pays et être flexibles et attachés aux réalités
nationales. Finalement, les documents de PANA doivent être simples, et faciles à
comprendre aussi bien par les décideurs politiques que par le public en général.
Le Processus d’élaboration de PANA
Au cours de l’élaboration des programmes d’action nationaux aux fins
de l’adaptation (PANA), les étapes à suivre comprennent la synthèse des
informations disponibles, une évaluation concertée de la vulnérabilité aux
variations actuelles du climat et aux phénomènes météorologiques extrêmes.
D’autres étapes prévoient l’évaluation des régions où les
changements climatiques augmenteraient les risques associés, l’identification des mesures
d’adaptation potentielles, les critères de priorisation des activités ainsi que la
sélection d’une liste d’activités priorisées. De plus, le
développement des PANA comprend des fiches de projets et/ou d’activités prenant en
compte les besoins d’adaptation urgents et immédiats des PMA Parties.
Après élaboration, le PANA est envoyé au secrétariat de la CCNUCC où il est
publié sur le site internet du secrétariat. Dans ce cas, le PMA partie devient
éligible à appliquer pour le financement de mise en œuvre du PANA dans le cadre du
fonds pour les PMA. Une copie du document est aussi expédiée au Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).
Le Programme de travail sur les PMA et la portée du renforcement des capacités
La
décision 5/CP.7 de la septième Conférence des Parties reconnaît la situation
spéciale des PMA du fait qu’ils n’ont pas les moyens pour faire face aux
problèmes liés à l’adaptation aux changements climatiques, et établit un
programme de travail pour les PMA qui comprend les points suivants:
- Renforcement des secrétariats et/ou centres de coordination nationaux pour les
changements climatiques et, au besoin, création de telles instances, afin de permettre
l'application effective de la Convention et du Protocol de Kyoto, dans les PMA parties;
- Mise sur pied, au besoin, d'un programme de formation aux techniques et language des
négociations destiné à permettre aux négociateurs des PMA de renforcer leurs
capacités afin de pouvoir prendre une part active au processus relatif aux changements
climatiques;
- Appui à l'élaboration des PANA;
- Organisation de programmes de sensibilisation du public, dans le but d'assurer la diffusion
d'informations sur les questions relatives aux changements climatiques;
- Mise au point et transfert de technologies, en particulier aux fins de l'adaptation
(conformément à la décision 4/CP.7);
- Renforcement des capacités des services météorologiques et hydrologiques en ce qui
concerne la collect, l'analyse, l'interprétation et la diffusion de renseignements
météorologiques et climatiques pour soutenir la mise en oeuvre de PANA;
Dans le cadre du renforcement des capacités des pays en développement, annexé à
la
décision 2/CP.7, paragraphe 17, la portée spécifique du renforcement des
capacités des PMA se présente comme suit:
Les pays les moins avancés et, parmi eux, les petits États insulaires en
développement, sont parmi les plus exposés aux phénomènes
météorologiques extrêmes et aux effets néfastes des changements climatiques. Ce
sont aussi les moins capables de faire face aux effets néfastes des changements climatiques et
de s’y adapter. On trouvera ci-après une première évaluation des besoins de ces
pays en matière de renforcement des capacités et des domaines prioritaires à cet
égard:
a) Consolidation de leur secrétariat national chargé des questions relatives aux
changements climatiques ou de leur centre national de coordination ou, le cas échéant,
création de structures de ce type pour leur permettre d’appliquer de manière
effective la Convention et de participer de manière effective au processus découlant du
Protocole de Kyoto, et notamment d’établir leurs communications nationales;
b) Mise au point d’un programme d’action intégré qui tient compte de
l’importance de la recherche et de la formation pour le renforcement des capacités;
c) Développement et renforcement des capacités et des compétences techniques pour
mener à bien des évaluations de la vulnérabilité et des mesures
d’adaptation et les intégrer aux programmes de développement durable et pour
élaborer des programmes nationaux d’adaptation;
d) Renforcement des établissements nationaux de recherche et de formation et, le cas
échéant, création de telles structures, pour assurer la pérennité des
programmes de renforcement des capacités;
e) Renforcement des capacités des services météorologiques et hydrologiques afin de
recueillir, d’analyser, d’interpréter et de diffuser des informations
météorologiques et climatiques pour appuyer la mise en oeuvre de programmes nationaux
d’adaptation;
f) Sensibilisation accrue du public (amélioration du niveau de connaissances et
développement des capacités).
|